Arrêté S21 : comprendre les nouvelles règles du jeu du solaire
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C'est officiel. L'arrêté S21 vient d'être publié au Journal Officiel. Le tarif de rachat EDF OA passe à 0,011 €/kWh pour les nouvelles installations, et la prime à l'autoconsommation disparaît. L’arrêté entre en vigueur le 5 juin 2026.
Depuis plusieurs semaines, ces évolutions alimentent les inquiétudes. Certains y voient un coup d'arrêt pour le marché résidentiel. D'autres s'interrogent sur l'impact que cela aura sur leur activité et leur capacité à convaincre de futurs clients.
Pourtant, derrière ces changements réglementaires se cache une réalité plus profonde : le solaire résidentiel ne disparaît pas. Il change de logique.
Est-ce que ça vaut encore le coup d'installer des panneaux solaires ?
La réponse est oui. Mais le modèle change, et comprendre pourquoi, c'est déjà avoir un coup d'avance.
1. Ce qui change vraiment avec l'arrêté S21
Pendant des années, le modèle économique dominant du solaire résidentiel s'est appuyé sur deux leviers : consommer une partie de l'électricité produite chez soi et revendre le surplus à EDF OA à un tarif réglementé garanti sur 20 ans.
Le tableau ci-dessous résume l'ampleur du changement sur deux ans :

Deux évolutions majeures se cumulent :
- Tarifs de rachat divisés par 12 par rapport au régime historique (de 0,1269 € à 0,011 €/kWh pour les installations ≤ 9 kWc).
- Disparition totale de la prime à l'autoconsommation : pour une installation de 6 kWc, c'est une aide de 480 € qui disparaît (cette prime était de 1 140 € avant mars 2025).
Pour une installation de 6 kWc produisant 7 200 kWh par an, le revenu annuel issu de la revente du surplus passe de 594 € sous l'ancien régime à seulement 51 € désormais, soit une chute de 91 % en deux ans.
Ce qui ne change pas en revanche : les contrats EDF OA déjà signés sont protégés. Ils restent garantis à leur tarif initial pendant toute la durée du contrat, soit 20 ans. L'arrêté S21 ne s'applique qu'aux installations dont la demande complète de raccordement est déposée à compter du 5 juin 2026.

2. La nouvelle équation économique : stocker plutôt que revendre
Avec l'arrêté S21, la rentabilité d'une installation solaire ne se joue plus sur la revente. Elle se joue sur la capacité à autoconsommer le maximum de sa propre production.
Prenons un foyer consommant 8 500 kWh par an, équipé d'une installation de 6 kWc. Sans aucune optimisation, les 35 % d'autoconsommation directe permettent déjà d'économiser environ 555 €/an. Mais on peut faire bien mieux. Avec l’écosystème mylight150 ces économies sont de 1 324 € dans cet exemple.

Les trois leviers permettant de transformer radicalement la facture :
Le pilotage des équipements : Déclencher le ballon d'eau chaude, la pompe à chaleur ou la borne de recharge aux heures de production solaire, c'est autant d'énergie autoconsommée plutôt qu'achetée au réseau. Un geste simple, mais un effet de levier important.
La cagnotte liée aux équipements pilotés : Chez mylight150, chaque kilowattheure basculé sur les heures solaires est non seulement autoconsommé, mais aussi rémunéré à 0,05 €/kWh sous forme de cagnotte. Un mécanisme qui s'additionne aux économies directes.
👉 La cagnotte, d'où vient l'argent et comment ça marche ?
Le stockage virtuel : Le surplus qui ne peut pas être consommé immédiatement est stocké virtuellement et restitué le soir ou les jours peu ensoleillés. Aucun kilowattheure n'est revendu à 0,011 €.

Le résultat sur notre foyer de référence : une facture annuelle qui passe de 1 960 € sans solaire à 636 € avec l'écosystème mylight150 complet, soit une économie de 68 %. Et à mesure que le prix de l'électricité réseau continue d'augmenter, ce gain s'accroît année après année.
3. Les nouvelles opportunités du marché
L'association du pilotage et du stockage virtuel est aujourd'hui la solution la plus accessible et la plus rentable pour valoriser 100 % de sa production. Mais l'écosystème mylight150 ne s'arrête pas là.
Le stockage physique rejoindra prochainement notre offre, pour aller encore plus loin dans l'autonomie énergétique. Couplé au pilotage intelligent et à la batterie virtuelle, il ouvrira la voie à une autoconsommation quasi totale, quelle que soit la météo, quelle que soit la saison.
4. L'arrêté S21 ne change pas la valeur de l'énergie solaire. Il change l'endroit où elle se trouve.
Hier, une partie de la valeur était dans la revente du surplus. Aujourd’hui, l'essentiel de la valeur est désormais dans l'autoconsommation.
Chaque kilowattheure consommé dans la maison vaut davantage qu'un kilowattheure injecté sur le réseau.
Le meilleur kWh n'est plus celui que l'on revend. C'est celui que l'on produit, que l'on stocke et que l'on consomme soi-même.
C'est cette logique qui guide depuis plusieurs années le développement des solutions de pilotage et de stockage d'énergie.
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FAQ
Que signifie l’indexation de 2% du tarif de rachat ?
Cela signifie que le tarif est revalorisé d'environ 2 % par an. Sur les 20 ans du contrat, il passe donc de 0,011 €/kWh à environ 0,016 €/kWh.
Deux comparaisons pour situer :
- Un kWh que vous achetez sur le réseau coûte environ 0,1940 €/kWh — soit 17 fois plus que ce que vous rapporte un kWh revendu.
- Avant 2025, ce même surplus était racheté autour de 0,12 €/kWh — Ce nouveau tarif de rachat est 10 fois moins intéressant qu’en janvier 2025.
Que se passe-t-il pour les dossiers en cours ?
Le nouveau tarif s'applique aux demandes complètes de raccordement déposées à partir du 5 juin 2026. Les dossiers dont la demande complète de raccordement a été déposée avant cette date conservent l'ancien tarif.
Une demande complète est définie par “L'examen de complétude consiste à vérifier que le formulaire de demande de raccordement est dûment rempli et qu'il est accompagné de tous les documents demandés”. En clair si votre demande contient tous les documents et qu’elle est déposée avant le 5 juin 2026, l’ancien tarif s’applique.
Les demandes incomplètes du fait de l’absence d’un ou plusieurs documents n'est pas rejetée, mais elle n'est qualifiée qu'à réception de la dernière pièce — si cette date est après le 5 juin 2026, c'est le nouveau tarif qui s'applique.
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